Les meilleurs mangas de sport

J’adore les mangas de sport. Ils me donnent envie de bouger et de me dépasser. Ils ont une longue histoire dans les mangas. Dans les plus anciens mangas sportifs, certains coachs étaient carrément intimidants (Ace wo nerae!). Heureusement, cela n’est plus le cas : dans les mangas d’aujourd’hui, les coachs sont bienveillants, certains même chaleureux, avec leur propre histoire (souvent tout aussi intéressante que celles des joueurs).

À noter qu’il y a peu de séries en français qui mettent en vedette des sportives. Lorsque ces mangas sont traduits, ils sont négligés et bien peu mis de l’avant. Pourtant, au Japon, dans le but d’élargir le public, les mangakas qui font des séries avec des joueuses prennent soin d’intégrer les garçons sportifs à l’histoire. Ce n’est pas la même chose dans les mangas mettant en vedette des garçons où on garde souvent les filles en support (manager, coach, analyste, photographe, admiratrice, muse).

Pour aller plus vite, n’hésitez pas à choisir votre sport préféré:

Sports d’équipe:

Sports individuels:

  • le patinage
  • la boxe
  • le tennis
  • la danse
  • le cyclisme
  • la gymnastique rythmique

  • Sports d’équipe

    Baseball

    Ace of Diamond de TERAJIMA Yuuji chez Mangetsu (série terminée au Japon)

    Cette série a débuté en 2006 et a gagné plusieurs prix, en plus d’être adaptée en dessin animé, mais on vient tout juste de débuter la traduction en français. On y suit, sur plusieurs années, le parcours de deux joueurs de génie sur 47 tomes (en plus d’une suite de 34 tomes supplémentaires qui s’est terminée en 2022). C’est le manga récent le plus connu du baseball!

    Touch – Théo ou la batte de la victoire de ADACHI Mitsuru chez Glénat (série terminée en 26 tomes)

    Le talent d’Adachi est de savoir parler de l’environnement personnel d’un joueur, pour montrer que l’état affectif peut changer notre motivation pour le sport. Cela est particulièrement juste dans Touch, un manga à la fois émouvant et passionnant. Publié de 1981 à 1986, Touch! (ou Théo ou la batte de la victoire, le titre complet de la traduction française), est l’une des BD les plus vendues au monde avec plus de 100 millions de ventes. Ce qui en fait le 10e manga le plus vendu par tome! Il a remporté le prix Shōgakukan en 1983. Il n’est pas facile de trouver en magasin, une réédition de ce classique serait bienvenue.

    Volleyball

    Haikyû Les AS du Volley de FURADATE Haruichi chez Crunchyroll/Kazé (série terminée en 19 tomes en Smash Édition)

    Réédité dans une belle version Smash qui permet de réduire le nombre de tomes, Haikyū!! fut publié de 2012 à 2020 au Japon. Les adaptations (que ce soit en dessin animé ou en films) sont toujours en cours : on n’a pas terminé de raconter l’histoire du manga à l’écran. Le manga ainsi que les adaptations animées sont particulièrement intéressants à suivre, expliquant bien les règles du jeu et créant une montée dramatique très habile. J’ai découvert Haikyū!! pendant la pandémie et, si mon fils a débuté le volleyball ensuite, c’est probablement un peu grâce à cette série.

    Crimson Hero de TAKANASHI Mitsuba chez Delcourt/Tonkam (série terminée au Japon en 20 tomes, mais bloquée en français à 17 tomes)

    Un exemple d’une excellente série négligée (le tome 14 est sorti en 2015, les tomes 15-16-17 en 2024!). Elle met en vedette une joueuse passionnée par son sport et prête à tout pour pouvoir jouer! C’est très prenant, car l’évolution de Nobara ainsi que des joueuses de son équipe est bien racontée. On s’attarde aussi à l’équipe masculine, et il y a de la romance adolescente.

    Football/soccer

    Ao Ashi Playmaker de KOBAYASHI Yûgo chez Mangetsu (série terminée en 40 tomes au Japon)

    Ao Ashi a été publié dans un magazine pour jeunes adultes (seinen) : on prend le temps d’y présenter des tactiques plus techniques. À travers l’évolution du joueur principal Ashito, on comprend bien l’importance des rôles sur le terrain, avec grand réalisme. Le terme « playmaker » fait référence à la compétence d’Ashito d’être un meneur de jeu, c’est-à-dire de saisir les positions des joueurs sur le terrain, d’anticiper leur possibilité de mouvement pour mieux orienter le jeu. J’ai adoré, même si la traduction est tellement dans le registre familier français que je dois parfois chercher les mots locaux pour tout comprendre.

    Sayonara Football de ARAKAWA Naoshi chez Ki-oon (série terminée en 2 tomes)

    Une autre série où le sport féminin est à l’honneur, mais qui fut négligée ensuite : on n’a jamais publié les 14 tomes de la suite, pourtant adaptée en animé. On y raconte l’histoire de Nozomi, excellente joueuse de l’équipe masculine, qui n’a jamais la permission de jouer en match parce qu’on craint pour sa sécurité. Ces deux tomes sont une excellente introduction aux défis des joueuses, et ils pavent la voie pour ce qui attend Nozomi qui finira par intégrer une équipe féminine où elle trouvera sa place (dans les 14 tomes suivants – non traduits).

    Be Blues! de TANAKA Motoyuki chez Meian (série terminée en 49 tomes au Japon)

    Quelle excellente série de foot! Elle débute avec un génie du ballon qui, malgré son jeune âge, donne déjà des frissons au public. Mais les choses n’évoluent pas comme prévu. Deux ans plus tard, il est toujours passionné de ce sport, mais n’a plus les mêmes capacités. Comment s’adaptera-t-il après ces changements majeurs? On connecte facilement avec Ryû, excellent personnage principal. Mon seul regret est le rôle de son amie Yuki. Dans le premier tome, elle est assoiffée de jouer, elle franchit toutes les interdictions pour être sur le terrain. On la retrouve ensuite, mais sans cet aspect sportif. Malgré tout, c’est une excellente série, fascinante à lire, avec le parcours d’un héros un peu différent, mais qui résonne très bien avec le cheminement de plusieurs passionnés sportifs.

    Blue Lock de MUNEYUKI Kaneshiro chez Pika (série en cours avec 37 tomes au Japon)

    On est moins dans le réalisme pour la série Blue Lock, puisqu’on mélange le combat pour la survie (à la Hunger Games) avec des méthodes d’entraînement extrêmes en sport. La série questionne également la collaboration répandue dans le sport (valeurs principales des mangas sportifs d’équipe) pour prôner plus d’esprit compétitif entre les joueurs afin d’être à la hauteur des équipes internationales. Les joueurs étrangers sont d’ailleurs dépeints comme monstrueusement individualistes… Bref, c’est loin d’être réaliste, mais c’est addictif!

    Captain Tsubasa – Olive & Tom de Takahashi Yōichi chez Glénat (série terminée avec 37 tomes)

    La première série de ce manga a débuté en 1981 (les 37 tomes en français), mais il y a eu de nombreuses suites, avec les mêmes personnages qui avancent dans le temps, la dernière se terminant en 2024! Au total, on peut compter plus de 110 tomes, dont la plupart ne sont pas disponibles en français. Le mangaka s’est inspiré pour Tsubasa, son personnage principal, de deux joueurs japonais réels : Mizushima Musashi qui a joué au Brésil (devenu entraîneur depuis 2001) et Miura Kazuyoshi.

    Football américain

    Eyeshield 21 de INAGAKI Riichiro et Yusuke MURATA chez Glénat (série terminée avec 37 tomes + 1 tome spécial)

    Fascinant parcours dans le monde du football américain, un sport pratiquement inconnu au Japon, mais qui a été remarquablement bien expliqué par le duo créateur de cette série (2002-2009). Les positions, les rôles de chacun des joueurs, les règles du jeu, on apprend beaucoup à travers ces 37 tomes (il y a aussi un animé de 145 épisodes). À noter qu’un tome spécial (Eyeshield 21 – BRAIN×BRAVE) a été publié en 2024 au Japon et il sera disponible en français en 2026.

    Basketball 

    Slam Dunk de INOUE Takehiro chez Kana (série terminée en 24 tomes en Édition Deluxe)

    Manga phare des années 90, la série Slam Dunk a gagné le prix Shōgakukan en 1995 pour ses 31 tomes (format régulier). On a aussi réalisé 101 épisodes en animé. On suit le parcours de Sakuragi, débutant bouillant un peu trop confiant, mais qui a du potentiel. C’est le manga de sport le plus vendu (plus de 170 millions de copies). À la suite de ce succès, on a constaté un bond des inscriptions au basketball dans les années 90. Et il y a eu un autre sursaut d’intérêt envers ce sport lorsque le nouveau film The First Slam Dunk est sorti au cinéma à la fin 2022.

    Real de INOUE Takehiro chez Kana (série en cours avec 16 tomes)

    Du même mangaka que Slam Dunk, cette série est beaucoup plus sérieuse. Elle s’attarde au handi-basket par trois personnages-clés qui ont eu des accidents et/ou ont perdu l’usage de leurs jambes. On aborde de front les différents défis qu’ils rencontrent, autant au niveau physique que mental. Elle est merveilleusement dessinée par le maître Inoue.

    Kuroko’s Basket de FUJIMAKI Tadatoshi chez Crunchyroll/Kazé (série terminée en 15 tomes en Dunk Édition)

    Le manga de 32 tomes (réguliers) de Kuroko no basuké (2008-2014) met de l’avant un joueur plus petit qui possède une aptitude particulière pour les passes. Kuroko a également l’objectif de pratiquer un basketball où l’esprit d’équipe est plus développé que les compétences individuelles (d’où le titre : « Le basket de Kuroko »). Toute la série montre pourquoi cette philosophie amène finalement vers la victoire (soit le contraire de l’esprit Blue Lock!). Les personnages sont forts, avec des pouvoirs uniques, et une entrée dans « la zone » où ils se révèlent à leur meilleur. L’une de mes séries préférées et l’adaptation animée est fabuleuse!

    Deep 3 de MIZUNO Mitsuhiro chez Mangetsu (série en cours avec 14 tomes au Japon)

    Depuis 2021, la série Deep 3 explore plusieurs questions intéressantes. Non seulement, une maladie particulière qui nuit au rêve du joueur Damian, mais aussi la réalité d’un métisse japonais-noir, ce qui le met face à certaines réactions racistes. Comme dans Real, le public-cible est les jeunes adultes avec des enjeux plus complexes, mais ça peut interpeler les adolescents sans problème. Et les dessins de Tobimatsu sont sensationnels : il est rare que les muscles des athlètes soient si réalistes, tout comme les traits occidentaux!

    Blue Box de KOJI Miura chez Delcourt/Tonkam (série en cours avec 23 tomes au Japon)

    On peut aussi mélanger les sports! C’est le cas de ce manga, davantage axé sur la romance que sur le sport, je le souligne. Le héros pratique le badminton, mais il est amoureux d’une fille excellente en basketball. Cette série est très populaire dans la revue Shonen Jump, car les personnages sont attachants. Même s’ils pratiquent deux sports différents, les performances de l’un augmentent la motivation de l’autre, et c’est une excellente idée!

    __________________________

    Sports individuels

    Patinage

    Medalist de TSURUMAIKADA chez nobi nobi! (série en cours avec 14 tomes au Japon)

    La belle série Medalist, publiée depuis 2024 remporte un tel succès au Japon qu’elle a déjà une adaptation animée. L’édition française est de grande qualité et on tombe vite sous le charme de la petite Inori qui rêve de patiner, et de son entraîneur rempli de bonté, Tsukasa. À mon avis, c’est une série sous-estimée, car elle est très réaliste en dépeignant le parcours des sportifs (ce qu’une patineuse talenteuse m’a d’ailleurs confirmée) et tous les personnages sont riches, autant les athlètes que leurs entraîneurs.

    Blizzard Axel de Suzuki Nakaba chez nobi nobi! (série terminée en 6 tomes)

    Ce manga publié en six tomes doubles raconte l’histoire de Fubuki qui trouve un sens à sa vie en s’impliquant dans le patinage, à la fois individuel et en couple. Ma fille l’a lu et relu plusieurs fois. Fubuki est tellement talentueux que c’est un peu irréaliste, mais ça permet d’expliquer plusieurs spécificités des mouvements de ce sport. Et son cheminement personnel est aussi intéressant que son parcours sportif! J’adore! Dessiné en 2018, il sera peut-être un peu plus difficile à trouver en magasin (arrêt de commercialisation), il faudra chercher en bibliothèque.

    DogsRed de SATORU Noda chez Ki-oon (série en cours avec 7 tomes au Japon)

    Quand on parle « patins » au Japon, on pense tout de suite au patinage artistique qui bien connu là-bas. Le hockey y est beaucoup moins pratiqué. Les arénas ne sont pas aussi répandus qu’au Canada, et les patinoires extérieures sont rares. Mais le mangaka de Golden Kamui, originaire de Hokkaidô, l’île au nord du Japon, a débuté en 2023 une série sur un ex-patineur artistique qui devient hockeyeur. Son manga explique les règles du hockey, les idées reçues sur ce sport, mais explore également ce que peuvent apprendre les hockeyeurs d’un bon patineur artistique. On sent que Noda Satoru a fait ses recherches : par exemple, il cite Sidney Crosby, avec ses patins « en aigle », une technique de base du patinage artistique, maintenant répandue en hockey. C’est un manga également très drôle, rempli de moments caricaturaux (l’entraînement en forêt…!)

    Seul bémol à ce manga : les traducteurs français ont décidé d’adopter le vocabulaire européen du hockey. On a donc un palet au lieu d’une rondelle; une crosse au lieu d’un bâton. Quand on sait à quel point le hockey sur glace est relativement peu répandu en Europe francophone, alors que c’est un sport majeur (une religion!) au Canada et au Québec… C’est un irritant pour une lectrice québécoise fan de hockey, et je sais que certains Québécois ont opté pour la version anglaise pour éviter ces enjeux de traduction (surtout que le mot « crosse » ici peut signifier tellement d’autres choses…)

    Boxe

    Ippo, la rage de vaincre de MORIKAWA George chez Kurokawa (série en cours)

    Connu au Japon avec le titre Hajime no Ippo, cette série qui a largement dépassé les 100 tomes, est publiée en français avec la particularité d’être divisée en « saisons », c’est-à-dire en paquets de 15 à 30 tomes. Cela permet à l’éditeur ne pas s’engager à une publication complète si jamais les ventes ne sont pas au rendez-vous. Ce qui n’est pas le cas, car Kurokawa a dépassé les 100 tomes lui aussi. Le mangaka a débuté son manga en 1989, inspiré par Ashita no Joe et par sa passion pour la boxe. Il est lui-même propriétaire d’un club de formation important au Japon, il a assisté à plusieurs matchs, dont il s’inspire pour les combats d’Ippo. Les techniques décrites sont donc tout à fait réalistes et la narration d’Ippo est très prenante!

    Katsu! d’ADACHI Mitsuru chez nobi nobi! (série terminée en 8 tomes)

    Voilà la deuxième série du mangaka Adachi dans cette page consacrée aux sports. Katsu! est moins connu que Touch! (baseball), mais il y a toujours cette intéressante alliance entre le sport et la romance, avec un personnage décontracté qui finit par se prendre au jeu et s’impliquer à fond dans cette nouvelle passion. Publié de 2001 à 2005, et réédité en format double de huit tomes par nobi nobi, c’est un manga qui questionne aussi les conséquences de la boxe sur le futur des athlètes. On inclut aussi un personnage secondaire féminin, Catsuki, qui sait frapper, même si elle devient davantage une inspiration par la suite.

    Tennis

    Prince du tennis de KONOMI Takeshi chez Kana (série terminée en 42 tomes)

    Publié au début des années 2000, les 42 tomes de cette série sont probablement le premier manga à lequel on pense en lien avec le tennis. On est dans une perspective très différente de l’entraînement spartiate (et effrayant) d’Ace wo nerae!, manga de tennis populaire des années 70.

    Le jeune Ryôma est déjà tellement talentueux sur le court qu’il se mesure à des gens expérimentés. Il est le fils d’un ancien joueur japonais ayant réussi à l’international, et Ryôma souhaite, par-dessus tout, réussir à vaincre son père un jour. La relation entre les deux est plutôt comique : le père taquine constamment son fils qui déteste ça, mais en faisant ainsi, il le pousse sans cesse à s’améliorer. Les 178 épisodes de l’animé ont eu beaucoup de succès au Japon et à l’international, on a fait plusieurs spectacles de comédies musicales; en Chine, on a même fait trois saisons en série télé du Prince du tennis. Tout de suite après la fin du manga en 2008, le mangaka a démarré une suite, toujours en cours, qui dépasse le nombre de tomes de la série originale, mais celle-ci n’est pas disponible en français.

    Alpinisme

    Le Sommet des Dieux de TANIGUCHI Jirō et YUMEMAKURA Baku chez Kana (série terminée)

    Manga d’alpinisme sur l’Everest, dessiné par le maître Taniguchi en 2004-2005, sur cinq tomes cartonnés. C’est une grande histoire que met en scène Yumemakura, avec beaucoup de défis sportifs évidemment, mais la montagne incarne bien davantage : c’est aussi un parcours individuel d’apprentissage, de guérison, d’évolution. Exceptionnel.

    Alpine Climber de YOKOMIZO Kunihiko et YAMACHI Takuro chez Mangetsu (série terminée en 7 tomes au Japon)

    Basé sur la vie de l’alpiniste Yamanoi Yasushi, on comprend très vite l’obsession du jeune sportif pour la montagne et les défis qu’elle représente. Il prend beaucoup de risques, il n’est pas particulièrement prudent à ses débuts et il se blesse d’ailleurs. Cette biographie communique bien les dangers d’une passion débordante, mais aussi les apprentissages qui permettent de mieux pratiquer son sport.

    Danse

    En scène! de CUVIE chez Kurokawa (série en cours – 29 tomes)

    Même si l’éditeur français a étiqueté ce manga de danse comme un shōjo, il faut noter qu’il est publié depuis 2013 dans une revue pour jeunes hommes adultes (seinen) au Japon. On y suit le parcours de danseuses qui cherchent à exceller, mais font face à plusieurs défis pour performer au plus haut niveau. On a choisi de l’étiqueter comme un manga destiné aux filles en français probablement parce que les filles sont plus nombreuses à pratiquer ce sport.

    Subaru, danse vers les étoiles de SODA Masahito chez naBan (auparavant chez Delcourt 2006) (série terminée en six tomes)

    Ce manga de danse, beaucoup plus dramatique, a la chance d’être republié, après une première édition épuisée. Les traits fins des dessins du mangaka, la profondeur de ses noirs, apportent une touche sombre à cette histoire qui parle de défis physiques, mais aussi de santé mentale. J’espère que la réédition de naBan aura assez de succès pour que la suite Moon – Subaru Solitude Standing (9 tomes) puisse être traduite en français!

    Welcome to the Ballroom de TAKEUCHI Tomo chez noeve grafx (série en attente – 12 tomes au Japon)

    Voilà un manga de sport absolument fascinant, sur une sorte de danse très peu connue, la danse de salon sportive. Comme pour plusieurs mangas de sport, le héros a une particularité qui le rapproche du génie et le rend capable d’énerver ceux qui travaillent depuis longtemps pour s’améliorer. Il est également passionné et travaillant, d’autres traits caractéristiques du manga sportif. Cela force l’admiration et permet au lecteur d’être rapidement fasciné par son évolution. Les dessins sont magnifiques. Certaines poses sont vraiment superbes. Ils sont si agiles et fluides que j’ai vraiment l’impression de voir les personnages bouger!

    Cyclisme

    En selle, Sakamichi! de WATANABE Wataru de Kurokawa (série en cours)

    Cette série sur le cyclisme, qui compte presque 100 tomes au Japon, vient tout juste de commencer à être traduite. C’est un défi de s’engager dans une telle aventure, l’éditeur adopte la même stratégie que Ippo, publiant plutôt des saisons. Pour réduire les coûts, les tomes sont sans jaquette extérieure, on s’allie aussi avec L’Équipe, grand groupe médiatique sportif en France. Sakamichi et son apprentissage de monde cycliste sont absolument passionnantes à suivre.

    Gymnastique rythmique

    Au rythme de mon ruban de KUROKAWA Yumi chez Akata (série terminée en 2 tomes)

    On y suit l’aventure de Rintarô qui a plusieurs défis à surmonter: il n’a plus sa mère et son père est loin de le supporter, de l’encourager, de l’aider à grandir… Quand il voit pour la première fois la gymnastique rythmique, il est fasciné et se lance dans l’apprentissage. C’est très intéressant de lire Au rythme de mon ruban après Céüs, un autre manga qui raconte aussi l’histoire (vraie dans le cas de Céüs) d’un athlète masculin fasciné par ce sport féminin. Les propos sont sûrement réalistes pour les jeunes comme Céüs et Rintarô qui brisent les frontières. On montre aussi que, même si la passion réelle est présente, le support de quelques filles-clés est essentiel pour que Rintarô arrive à s’améliorer. Les deux tomes sont généreux, il y a beaucoup de pages. Les dessins de Kurokawa Yumi transmettent toute la concentration et la fascination de Rintarô avec des pages magnifiques (dont les premières!) Très émouvant!

    Mise à jour: 31 janvier 2026

Laisser un commentaire