Naha et cuisine okinawaïenne

On poursuit notre découverte d’Okinawa ensemble? On passait deux nuits au resort, alors dès le lendemain matin, c’était le temps de faire les valises et de partir! Notre amie Megumi est venue nous chercher en voiture pour nous amener à Naha, la ville principale. Comme elle habite Okinawa, nous n’avons donc pas eu l’humiliation de louer une voiture avec l’autocollant « Un étranger conduit » apposé dessus (ce n’est pas une blague…) On a fait un détour au musée Sakima, blotti contre la base militaire américaine controversée de Futenma. On a discuté avec le directeur, c’était fort intéressant, Léo avait beaucoup de questionnements sur la situation d’Okinawa.

On est allés manger au restaurant du Château Shuri, c’était absolument délicieux. Je suis fan de la nourriture okinawaïenne, surtout des sobas! Le jus de shiquazar, l’algue mozuku, le concombre amer gôya (margose), le délicieux tofu jimami aux arachides et les multiples desserts à la patate douce violette (béni-imo) sont dans mes coups de cœur aussi!

Le château de Shuri en est à sa 4e reconstruction, la dernière après la Deuxième Guerre mondiale qui a grandement affecté Okinawa. Son architecture et sa couleur rouge le rendent très différent de ce qu’on peut voir ailleurs au Japon. On a visité l’intérieur aussi, les maquettes représentant la visite de l’Empereur chinois au roi des Ryūkyū (l’ancien nom du royaume okinawaïen, avant l’annexion au Japon en 1879). L’histoire de cet archipel d’îles est aussi intéressante que sa culture ou sa gastronomie!

Megumi nous a ensuite amené au marché de poissons où Émi me collait fort en me disant qu’elle avait peur «&#160des bebittes&#160». En effet, les crabes et homards n’hésitaient à sortir une patte ou deux des bacs, parfois même à marcher par-dessus les autres. C’était fort impressionnant. Megumi nous a quitté par la suite et nous sommes allés à notre nouvel hôtel, qui fut sans doute le plus beau de notre séjour! Tout à côté du monorail, avec une partie sur un sol de tatamis, du verre coloré d’Okinawa pour boire notre eau, du thé: on s’est bien reposés.

Le lendemain matin, on est repartis vers l’aéroport, le chauffeur de taxi nous a fait jouer une radio du Québec avec de la musique traditionnelle! Le vol vers Osaka a duré moins de deux heures, on a pris un taxi jusqu’à notre hôtel près de la gare du shinkansen… Ouf! Quelle chambre minuscule! Deux lits doubles qui ressemblent plus à des lits simples pour quatre personnes… Enfin. Par chance, la professeure des enfants, Mika-sensei, est venu éclairer notre soirée, nous rejoignant après un excellent souper de tempura et soba. Elle a fait le trajet de Kyoto pour venir nous saluer une dernière fois.

À quoi a ressemblé le retour? Eh bien, accrochez votre ceinture… Départ le matin en shinkansen, deux heures trente vers Tokyo à 300 kilomètres heure, avec des paysages enneigés dignes du Québec (une vague de froid a couru sur l’île principale pendant notre séjour au sud); puis transfert dans le train express vers l’aéroport pour une heure; récupération des 7 valises envoyées, enregistrement de toutes ces valises-là (plus une); passage de la sécurité, attente puis embarquement. Le vol de 12 heures vers Montréal a démarré à 17h55! Ça s’est très bien passé, ça a semblé moins long qu’à l’aller. On est arrivés à Montréal à 15h30 (la même journée), retour dans le temps! Récupération des valises, passage des douanes, récupération de la voiture de location et trajet de trois heures vers Lévis… La journée fut longue, très longue, mais heureusement, tout s’est bien passé! Les enfants soulignaient chacune des étapes en tapant dans nos mains et ils étaient très contents d’arriver.

Depuis le décalage horaire frappe fort. Le soir, les enfants pleurent pour aller se coucher, ils ont les yeux dans la graisse de bine. Ils ont pogné de la toux, de la fièvre, du mal de gorge (pharyngite), qui semble aussi transmis aux adultes… Bref, on n’est pas forts côté santé. Pas étonnant que les nouvelles décourageantes sur mon doctorat m’atteignent autant: j’avais comme la porte grande ouverte pour cela!

Merci à vous tous et toutes d’avoir suivi nos aventures! Les nouvelles se feront un peu plus espacées maintenant, mais je continuerai de vous tenir au courant!

C’est la nouvelle année. Je vous la souhaite bonne, très bonne et douce. En pleine santé physique et mentale. Et dans un cocon d’amour.

4 réflexions au sujet de “Naha et cuisine okinawaïenne”

  1. Bon retour et bon repos! (Pauvres cocos! Tu sais que les enfants sont malades quand ils pleurent pour aller dormir!)

    Et… quelles nouvelles décourageantes à propos de ton doctorat? O.o

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  2. @Gen: Oh les jurés ne sont pas très enthousiastes à propos de ma thèse. Ils me laissent soutenir le 8 février, mais un ami me disait que je m'en allais à la guillotine… Pas jojo.

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  3. Ouch! 🙁 Mais bon, s'ils te laissent soutenir, d'habitude ça veut dire qu'au pire ils vont demander des modifications, non?

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