La Grande-Entrée et ses vagues extrêmes, Îles-de-la-Madeleine

Ile BoudreauQuand nous sommes partis vers les îles les plus éloignées de Cap-aux-Meules, ce matin, j’avais des papillons dans l’estomac. Je savais qu’après avoir traversé Havre-aux-Maisons, la Pointe-aux-Loups et Grosse-Île, j’arriverais sur Grande-Entrée, où nous attendait un sport extrême… Mais avant de se diriger vers l’Auberge Salicorne, qui offrait cette sortie spéciale, nous avons visité le bout du bout des îles: l’île Boudreau, qui n’est pas une île, mais une presqu’île.

Pour s’y rendre, on s’est un peu perdus dans un chemin de terre où seul des 4X4 pouvaient rouler. Heureusement qu’on l’a compris à temps! De retour au bon endroit, la marche vers l’île Boudreau s’amorce dans le sable, passe par les marais et se termine tout près de falaises rouges. Il faut suivre le chemin pour éviter l’érosion du grès fragile. Quelle vue quand on arrive à proximité de cette pointe qui s’allonge dans la mer! Magnifique! Et si peu de gens la visitent…

Iles-de-la-MadeleineSport extrême, je disais, alors sport extrême, nous y allons… Nous avions réservé une activité de « flottaison dans les caverses », mais le vent étant fort, cette activité s’appelait maintenant « vagues extrêmes »… On nous passe une combinaison isothermique (wetsuit) de 7 mm d’épaisseur (comme les plongeurs), puis une veste de sauvetage, un casque bien solide et on nous amène dans la mer… On saute de petites falaises et on se fait envoyer sur les rochers enduits d’algues par les vagues pour faire un genre de glissade « à l’envers » (on monte la glissade grâce à la force de l’eau).

Ils disent qu’on doit savoir nager… De la foutaise! Avec cette combinaison, même si vous savez nager, vous ne pourrez pas faire grand mouvements. Je vous conseille plutôt d’être en forme et d’être assez fort. Vous nagerez mieux que moi qui ait été sauveteuse.

Phare Le-Moine-Qui-PrieJ’ai voulu, moi aussi, terminer la sortie en grimpant le cap pour faire un saut de quelques pieds… Pour se faire, je devais m’en approcher, puis m’agripper à la roche quand la vague m’y amenait. Pas capable pantoute… Après cinq tentatives (à chaque fois je devais revenir aux rochers, à contre-vagues!), j’ai bu la tasse de ma vie avec une grosse vague qui m’a roulée pendant un bon dix secondes et trainée sur quelques mètres. J’étais à la fois soulagée et honteuse quand un guide s’est jeté à l’eau pour me « coacher », tandis qu’un autre m’attendait sur le roc pour me tendre la main. J’étais tellement fatiguée que lorsque je suis enfin montée et qu’il m’a dit: « Plie le genou et mets-le ici », j’avais à peine l’énergie pour plier mon articulation avec ce maudit wetsuit trempé et très très lourd…

Mais malgré ma présentation de « sport extrême » et de mes petites aventures, c’est une activité sécuritaire et bien organisée. En plus de la combinaison enveloppante (et encombrante), les trois guides testent tous les lieux où ils nous amènent et ils restent près du groupe. C’est bien intéressant si vous voulez nager dans les vagues entourant les Iles-de-la-Madeleine.

Iles-de-la-MadeleineNous étions bien évidemment fatigués après cette sortie. Alors nous avons choisi une dernière soirée de simplicité: arrêt à la Fromagerie Le Pied de vent pour acheter du Tomme des Demoiselles à pâte molle, puis à la boulangerie Madelon pour une baguette de pain et du jambon. Puis nous nous sommes rendus sur le chemin de la Grave, complètement à l’autre bout des îles, près de la plage où nous avons regardé le soleil se coucher en mangeant nos baguettes sandwich. Magique.

Notre voyage aux Iles fut magnifique, trop court certainement. Nous y reviendrons, c’est certain. Et cette fois-là, pour plus longtemps.

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