Double départ

Arrivée aux Iles-de-la-MadeleineL’avion était prévu à 10h20. Il a décollé à l’heure prévue, direction Havre-aux-Maisons, aux Iles-de-la-Madeleine. Après une heure trente de vol, notre descente presque à sa fin, je vois apparaître les côtes de l’île, les petites maisons qui surgissent au milieu de la brume… Puis tout à coup, nous remontons vers les nuages et tout disparaît… Mais où allons-nous?

L’agente de bord nous annonce que nous allons atterrir à Charlottetown, à l’Ile-du-Prince-Édouard. À cause du plafond très limité aux Iles (il n’était que de 200 pieds à ce moment-là), il est impossible de se poser. Le plafond minimal pour une bonne visibilité sur la piste est de 450 pieds.

Trente minutes plus tard, nous voilà à Charlottetown. L’avion s’est posé, mais il est interdit de poser le pied sur le sol de la province. L’escalier du petit Dash 8 est descendu pour permettre à l’air de rafraîchir légèrement les 50 personnes qui patientent à l’intérieur, mais ce n’est pas très efficace. Il fait chaud. C’est l’heure du diner, nous avons tous faim. Mais il faut attendre la décision d’Air Canada qui décide…de nous renvoyer à Québec.

La raison officielle est que les conditions météo ne s’amélioreront pas avant la nuit. Mais ce n’est pas tout à fait vrai. À 16h, le plafond était déjà suffisant pour se poser aux Iles et les conditions n’ont cessé de s’améliorer, comme me l’avait indiqué un spécialiste de l’aviation avec qui j’ai discuté.

La raison véritable est que la compagnie aérienne a besoin de l’avion, qui devait normalement repartir des Iles en après-midi et refaire un autre vol en soirée. Les passagers qui n’ont pu se rendre pourront remplir les places vides des autres vols, c’est tout…

À 16h, nous étions donc de retour à Québec sans avoir diner. Le temps de réserver des billets sur les quelques places disponibles en soirée et on va casser la croûte. Notre vol est à 19h20. Nous arrivons à 23h, heure des Maritimes…

Le temps est clair avec un peu de bruine, l’air sent le sel quand nous sortons de l’avion. Enfin, nous sommes rendus! À l’auberge où nous logeons, notre hôte avait préparé quelques sushis de nuit pour nous rassasier. et puis! hop! petit dodo bien mérité.

Sur ce, je vous laisse, car la journée est commencée et le soleil m’appelle dehors. À bientôt!

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